Antananarivo, 4 Décembre, 7h40 – Un écart qui se creuse. Madagascar a enregistré un déficit commercial de 306 millions de dollars durant le premier semestre 2023, soit l’équivalent de 1,9% de son PIB. Une hausse de 104,4 millions de dollars est ainsi constatée puisque ce déficit commercial de la Grande île s’était établi à 201,6 millions de dollars durant la même période en 2022. Il s’agit de chiffres provisoires rapportés dans le dernier bulletin publié par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).
Un déficit commercial est noté quand les importations sont supérieures aux exportations au niveau du solde de la balance commerciale d’un pays. C’est le cas pour Madagascar durant la période sous revue. Ses exportations (FOB) ont rapporté 1 743,7 millions de dollars durant les six premiers mois de l’année. Ses importations (FOB) s’étaient établies à 2 049,7 millions de dollars, selon ce document de la BFM.
Madagascar a enregistré une baisse 15,7% de la valeur de ses exportations par rapport aux 2 067,5 millions de dollars comptabilisés par la Banque centrale pour les six premiers mois de 2022. Cette situation qui résulte de la baisse au niveau de produits de rente tels que la vanille, le girofle, le cobalt, ainsi que les produits sous le régime de la Zone franche, indique la BFM.
Les expéditions de vanille ont, par exemple, reculé de 56,9% pour s’établir à 223,3 millions de dollars pour le premier semestre 2023, contre 517,6 millions de dollars pour la même période en 2022. Ce qui est également le cas pour les recettes de girofle qui sont passées de 167,4 millions de dollars à 186,8 millions de dollars.
Les importations de la Grande île ont parallèlement aussi reculé au cours de la période sous revue, s’établissant à 2 049,7 millions de dollars, contre 2 269,1 millions de dollars en 2022. Cette baisse résulte de la baisse quasi-généralisée de toutes les commandes, hormis les biens d’équipements.
Les achats de biens d’alimentation ont par exemple baissé de -6,3%, se situant à 314,1 millions de dollars sur la période en 2023, contre 335,1 millions de dollars en 2022. Cette baisse est due essentiellement à la baisse des commandes en riz, souligne la Banque centrale. Il y a également les importations d’énergie, composées majoritairement de produits pétroliers, qui se sont contractées de 36,5%, passant à 273,5 millions de dollars sur la période sous revue, contre 430,5 millions de dollars en 2022. La contraction concerne aussi la demande en matières premières ou encore les acquisitions en intrants des entreprises sous le régime de la « Zone franche », d’après ce qui est indiqué dans ce rapport de la BFM.














