Antananarivo, 13 Octobre, 15h00 – Les exploitants forestiers réunis ce mercredi à Ambodivona se veulent rassurants. Ils affirment ne pas vouloir manifester contre le principe de tolérance zéro mis en place par le ministère de l’Environnement et du développement durable comme le craint la ministre Baomiavotse Vahinala Raharinirina. Ils promettent même de collaborer avec le ministère pour faire respecter les réglementations mises en place. Ils se disent prêts à « aider le ministère dans ses actions de protection de l’environnement et de lutte contre les trafics de bois illégaux ».
Ils souhaitent néanmoins que la réglementation actuelle soit assouplie, notamment en matière d’exploitation de bois ordinaires. Ils réclament ainsi « la levée de la suspension des nouvelles coupes ». Dans leur déclaration, ces exploitants expliquent que depuis la sortie de la note du ministère en 2019, ils se trouvent en difficulté. « Nous sommes concurrencés par les exploitants illicites, et nous sommes obligés d’emprunter de l’argent à la banque pour pouvoir payer nos factures », regrette Marie Gabrielle Raharimanana, représentante des exploitants venus se rendre à la réunion ce jour. « C’est pourquoi nous demandons de libérer les permis de coupe afin que nous puissions travailler correctement », ajoute-t-elle.
Mardi matin, Baomiavotse Vahinala Raharinirina a exprimé ses craintes face à la convocation de la réunion des exploitants de bois. Elle a dénoncé des velléités de manifestations contre la politique de tolérance zéro mise en place par le ministère en matière d’exploitation de bois précieux. Elle avait laissé entendre que la réunion avait été convoquée pour dénoncer la détention des personnes arrêtées pour exploitation illicite de bois.














