Antananarivo, 22 Mai, 13h15 – Le projet Haraton’Aina se met au bilan à l’occasion d’une journée d’échanges Sud-Sud entre la République du Congo, l’Union des Comores et Madagascar. Depuis son lancement en 2015, ce projet de filets sociaux a permis de soutenir 1,260 million de familles vulnérables à Madagascar à travers diverses actions visant à renforcer leur résilience face aux chocs économiques, sociaux et climatiques.
Mis en œuvre par le ministère de la Population et des solidarités en partenariat avec le Fonds d’intervention pour le développement (FID) et avec l’appui financier de la Banque mondiale, Haraton’Aina s’articule autour de plusieurs dispositifs d’appui. Ces appuis vont des transferts monétaires à l’accompagnement des ménages, en passant par les travaux communautaires rémunérés et le développement de services sociaux de base.
Parmi les programmes développés par le projet Haraton’Aina figure les filets sociaux productifs, Asa avotra mirindra, qui permettent d’améliorer la productivité locale et préserver l’environnement. Le transfert monétaire pour le développement humain, Vatsin’Ankohonana et Fiavota, contribue au renforcement du capital humain et favorise la scolarisation des enfants au niveau primaire. Le projet permet également de soutenir des activités de réponses aux chocs, les Asa Vonjy Voina, qui soutiennent les communautés à faire face aux catastrophes naturelles, aux crises sanitaires et aux chocs économiques.
Selon un communiqué du FID, les activités de Haraton’Aina ont permis non seulement d’améliorer les conditions de vie immédiates des bénéficiaires, mais aussi de renforcer leur inclusion sociale et économique à long terme. Le FID parle de plus de “164 000 enfants ayant bénéficié d’activités d’éveil précoce depuis 2022”, d’une hausse du taux de fréquentation des centres de santé par les bénéficiaires jusqu’à un taux de 70 %. Il met également en avant l’émancipation féminine en soulignant que “le projet a permis aux femmes de participer activement dans la prise de décision au sein du foyer et dans les affaires communautaires”.
Dans sa phase actuelle, Haraton’Aina contribue également à l’institutionnalisation de la protection sociale à Madagascar, en soutenant la mise en place d’un registre social unique et d’un système d’information de gestion permettant de mieux cibler les interventions. Financé à hauteur de 335 millions de dollars US par la Banque mondiale depuis 2015, le projet Haraton’Aina s’inscrit dans le cadre du programme de filets sociaux de sécurité du gouvernement, en cohérence avec sa politique nationale de protection sociale.














