Des conditions à réunir. Plusieurs facteurs clés sont indispensables pour le développement optimal du projet d’exploitation d’huile de Tsimiroro. Madagascar Oil parle notamment d’un cadre réglementaire stable et prévisible, et surtout la mise en œuvre de dispositions douanières facilitant son investissement.
Pour la compagnie, “ces leviers constituent une condition indispensable pour transformer une ressource géologique majeure en un véritable moteur de développement économique et de sécurité énergétique pour Madagascar”. Au-delà du désenclavement logistique via la réhabilitation de la RN1 qui demeure une priorité absolue, Madagascar Oil a toujours souligné que la pérennité des investissements et la planification stratégique de ce projet majeur restent tributaires de conditions structurelles et réglementaires strictes.
Cette compagnie avait appelé à la sécurisation du Contrat de partage de production (CPP) et à la promulgation du décret d’application lié à l’article 55 du Code pétrolier. Ce passage indique que “sont admis en franchise de tous droits et taxes de douane les matériels et équipements destinés à la première installation des unités d’exploitation, de transformation ainsi que de transport d’hydrocarbures”. Un arrêté du ministère en charge des Finances, après avis des organismes et départements concernés, devait fixer les modalités d’application de cet article.
Madagascar Oil rappelle qu’avec une réserve estimée à environ 1,7 milliard de barils d’huile lourde, Tsimiroro constitue une ressource stratégique potentiel pour réduire progressivement les importations d’huile lourde, renforçant ainsi la résilience énergétique du pays. Cette compagnie indique qu’après la reprise des opérations, la production à Tsimiroro atteint environ 300 barils par jour dans le cadre de la phase actuelle de redémarrage, avec un objectif de montée en puissance à 3 000 barils par jour d’ici les 24 prochains mois















