Le TGV IRD, non pardon, le BULLDOZER IRD, semble définitivement s’être fait la part belle du gâteau à l’Assemblée nationale, ce selon les dernières données provisoires fournies par la CENI, en attendant la validation officielle des résultats par la HCC.
La question que l’on est en droit de se poser légitimement est la suivante : où est l’opposition ? Les indépendants pullulent certes, mais ne peuvent représenter un contre pouvoir individuellement. Si l’on s’en tient à vouloir compter les élus sous la bannière d’un « grand parti politique », comme le feu ABC ou le feu YXZ (noms de partis fictifs pour éviter toute polémique stérile, devant une réalité indéniable), le constat devrait être amère pour eux…
Le paysage de la Chambre basse semble donc tracer une belle route, façon plan IEM, pour le locataire d’Iavoloha. Car n’oublions pas (même si vous n’avez malheureusement pas voté, comme le plus grand nombre), le poids de cette institution dans la vie politique est loin d’être négligeable, bien au contraire. Comme par exemple, c’est le droit de la majorité de proposer le nom du Premier ministre, ou de remettre sur le tapis le plan avorté du référendum, en vue de dissoudre le sénat.
Une Assemblée nationale, loin d’être populaire certes, si l’on se base sur le taux de l’abstention record, mais qui, selon les textes règlementaires, va pouvoir se donner à cœur joie pour mettre en œuvre le plan orange. « Izay mitambatra vato, izay misaraka fasika » (traduction libre : la solidarité est dure comme la pierre, la division donne le sable), une phrase qui doit provoquer, à sa lecture, bien des regrets dans les autres partis politiques de Madagascar…
Une opposition réduite donc à l’état de cailloux, alors qu’il n’y a pas si longtemps, elle se rêvait montagne infranchissable. À savoir maintenant si la démocratie y gagne vraiment… l’avenir nous le dira, en espérant que tout un chacun puisse se souvenir des leçons du passé…















