Antananarivo, 9 Janvier, 14h45 – Les tubes et tuyaux en matière plastique importés prennent le contrôle du marché à Madagascar. Cette domination relègue la production locale au second plan, poussant la Branche de production nationale (BPN) de ces produits à saisir l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC). Une enquête de sauvegarde a ainsi été ouverte à ce sujet le 24 décembre 2025, avec les éléments de preuve à sa disposition.
A en croire la notification envoyée par l’ANMCC au Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Madagascar avait enregistré un afflux important de tuyaux en PVC, particulièrement constaté à partir de 2022. A l’époque, l’indice d’importations avait atteint 160, soit une hausse de 60% par rapport à 2021. Ces importations avaient atteint 4 391 tonnes en septembre 2025, avec un indice de 176, dépassant largement le volume de production local.
Cette submersion n’est pas sans conséquences. La BPN indique subir un dommage marqué par l’effondrement de tous ses indicateurs de performance. La production nationale avait par exemple chuté de 25% en 2024, le volume étant descendu à 2 140 tonnes. Cette dégradation s’est accentuée récemment en passant de 1 605 tonnes en septembre 2024 à 1 310 tonnes en septembre 2025. Ce qui confirme la difficulté de la branche à maintenir sa part de marché.
Ces producteurs locaux font également part d’une sous-utilisation industrielle. Le taux d’utilisation des capacités de leurs usines serait passé de 77 % à 45 % en septembre 2025, provoquant une explosion des coûts unitaires de fabrication. C’est toute la viabilité du secteur qui est ainsi menacé, ont-ils interpellé. Leurs effectifs ont déjà fondu dès 2022, suivant la baisse de la productivité. Sans parler des résultats financiers de la branche qui auraient chuté de 38 points et qui se seraient encore dégradés sur les trois premiers trimestres de 2025
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