L’Allemagne, partie prenante avec l’Union européenne qui soutient le processus électoral, convie les candidats à la présidentielle du 7 novembre, à la retenue.
Le message paraît comme une évidence. Mais compte tenu de l’environnement électoral, l’appel prend tout son sens. L’ambassadeur allemand, Harald Gehrig, engage les candidats à la présidentielle du 7 novembre à “accepter avec dignité les résultats” du scrutin, lors de la cérémonie de commémoration de l’unité allemande, à Ambatoroka mercredi. Il réaffirme le soutien de son pays à la démocratie.
L’Allemagne, à travers l’Union européenne, est engagée par des actions concrètes pour le soutien du processus électoral. Harald Gehrig rappelle la participation de l’Union Européenne à hauteur de trois millions d’euros pour les préparatifs liés au scrutin, et de 3,8 millions d’euros pour la suivie et l’observation des consultations populaires.
Le géneral de corps d’armée Béni Xavier Rasolofinirina, ministre de la Défense nationale et ministre des Affaires étrangères par intérim, appuie le discours du diplomate allemand quant à la nécessité de respecter les résultats du scrutin. “On espère que les autres seront des bons perdants”, lance-t-il tout en indiquant que le pays “n’a plus besoin d’une transition”.
Pour l’heure, sans être alarmiste, certains faits qui surviennent à quelques jours du début de la campagne électorale, suscite des questions. Le nombre peu élevé des signataires de la charte de bonne conduite et d’intégrité des candidats pour une élection présidentielle apaisée interpelle.
Un candidat à la présidentielle est très critique par rapport au processus électoral en cours et l’a fait savoir. D’autres candidats réclament le report du scrutin et la tenue d’une sorte de conférence nationale. Rivo Rakotovao, président de la République par interim évoque une situation “fragile”.














